
Sous les projecteurs avec Under Armour, Hakimi se confie à Foot Mercato sur son renouveau au PSG
Devenu l’un des cadres du PSG version Luis Enrique, Achraf Hakimi impressionne par sa polyvalence, son efficacité et sa maturité. Retour sur une évolution tactique et mentale qui le place parmi les meilleurs latéraux du monde.
Longtemps perçu comme un latéral au profil offensif, Hakimi a franchi un cap cette saison sous Luis Enrique. Utilisé à l’intérieur du jeu, capable de casser les lignes balle au pied ou par la passe, le Marocain vit sans doute sa meilleure période depuis son arrivée à Paris. Et il n’a pas l’intention de s’arrêter là.
La saison référence pour Hakimi
Depuis le début de la saison 2024-2025, Achraf Hakimi rayonne sous les couleurs du Paris Saint-Germain. Auteur de 5 buts et 12 passes décisives en 38 matchs toutes compétitions confondues, le latéral marocain est tout simplement inarrêtable. Ce n’est plus seulement son explosivité ou sa capacité à prendre son couloir qui impressionnent, mais bien la dimension tactique qu’il a ajoutée à son jeu.
Il l’admet lui-même : « Je pense que je suis dans un bon moment, un moment spécial de ma vie aussi. Je suis content, mais j’espère m’améliorer beaucoup plus et donner le maximum pour faire beaucoup mieux que ça. »
Luis Enrique, le mentor discret
Arrivé à Paris en 2021, Hakimi a connu plusieurs entraîneurs, mais c’est avec Luis Enrique qu’il s’épanouit pleinement. Le technicien espagnol a transformé le rôle du numéro 2 parisien en le positionnant parfois à l’intérieur du jeu, comme un véritable milieu de terrain. Une idée audacieuse, mais qui a porté ses fruits.
« Il m’a permis de voir le football de différentes manières. Grâce à ses systèmes, je joue à différents postes, je fais des mouvements que je ne savais pas faire avant ou que je ne me sentais pas capable de faire. » explique Hakimi avec reconnaissance.
Ce repositionnement lui permet de toucher plus de ballons, de créer des décalages dans des zones plus centrales, et surtout de bonifier le jeu parisien par sa lecture du jeu et sa justesse technique.
Pièce maitresse du système de Luis Enrique
Dans un PSG très performant cette saison, Hakimi est devenu un élément structurant, aussi bien défensivement qu’offensivement. Il ne se contente plus de faire des montées fulgurantes : il défend mieux, se projette plus intelligemment, et communique davantage avec ses partenaires. Bref, il est devenu un leader. Hakimi pense qu’il n’est pas encore au meilleur niveau qu’on puisse voir en déclarant : « J’ai un potentiel que je dois encore travailler et je vais travailler pour ça. À ce moment-là, on verra encore une meilleure version de moi. »
Une histoire d’alchimie collective
Interrogé sur la différence entre ce PSG et celui de la saison passée, Hakimi insiste sur un mot-clé : continuité. « On a le même coach, la même mentalité. Depuis qu’il est là, il a dit que l’équipe ce n’était pas qu’un seul joueur. C’est la continuité de la saison dernière, avec plus de temps ensemble, plus de travail. » Ce discours tranche avec l’individualisme qui a parfois collé au PSG ces dernières années. L’influence de Luis Enrique n’est pas seulement tactique, elle est aussi culturelle et mentale. Et Hakimi en est l’un des meilleurs relais sur le terrain.
Paris, un tremplin ou un sommet ?
Passé par le Real Madrid, le Borussia Dortmund et l’Inter Milan, Hakimi a connu d’autres grands clubs avant de poser ses valises à Paris. Est-ce pour autant la meilleure équipe de sa carrière ?
« Je ne sais pas si c’est la meilleure, mais c’est l’une des meilleures. Collectivement, c’est possible. J’ai été dans des grands vestiaires, j’ai appris à chaque fois, et j’ai toujours donné le meilleur de moi. »
Des propos mesurés, mais qui témoignent d’un attachement sincère au club de la capitale, renforcé par l’amour que lui portent les supporters parisiens.
La meilleure version… en attendant la suivante
À 26 ans, Achraf Hakimi semble avoir trouvé un équilibre entre son immense potentiel et les exigences du très haut niveau. Sa saison actuelle est sans doute la plus complète de sa carrière, mais il en est conscient : il peut encore faire mieux. Entouré, encadré, responsabilisé, il est devenu bien plus qu’un latéral. Il est aujourd’hui une pièce maîtresse du projet parisien.