Éperviers du Togo : Ce qui n’a pas marché face à la Mauritanie

Le Togo a laissé filer une victoire précieuse samedi. Il a concédé un nul 2-2 à domicile contre la Mauritanie lors de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.

Face aux micros de L’Équipe 228, Nibombé Daré, sélectionneur des Éperviers, a disséqué cet échec. Entre erreurs individuelles, changements inefficaces et baisse de régime, il pointe les failles d’une équipe qui compromet ses chances avant un choc crucial au Sénégal.

Des erreurs fatales

« On a commis trop d’erreurs individuelles qui nous ont coûté deux buts« , déplore Nibombé. Malgré une semaine de travail sur les transitions rapides de la Mauritanie, les Togolais ont craqué. « On connaissait leur force, mais de petites fautes ont eu de lourdes conséquences », explique-t-il. Les Mourabitounes, avec 4 tirs cadrés, ont marqué deux fois et touché deux poteaux, une efficacité chirurgicale face à une défense fébrile. « C’est un regret« , admet le coach, conscient que le match était à leur portée.

La première période avait pourtant souri aux Éperviers. « On avait le contrôle », affirme Nibombé Daré. Le vent a tourné après la pause : « Il y a eu un relâchement de concentration et d’engagement« . La Mauritanie a profité d’une baisse d’intensité pour renverser la vapeur. « Le dispositif n’est pas en cause », défend le sélectionneur, rappelant que le même système a tenu bon avant de flancher. Le problème ? L’exécution, pas la tactique.

Un banc en panne

Les ajustements du technicien togolais n’ont rien changé. « Les changements n’ont pas apporté grand-chose, » reconnaît-il. Entrés pour stabiliser ou dynamiser, les remplaçants, dont le novice Isaac Monglo, ont peiné. Après l’égalisation, le Togo a « joué contre-nature, » perdant son identité sans trouver l’élan pour l’emporter. Une gestion tactique qui interroge avant un test majeur.

« Depuis que je suis là, on se crée des occasions, mais on n’arrive pas à tuer les matchs, » lâche Nibombé Daré. Avec 4 points en 5 matchs, le Togo reste sans victoire dans le groupe B, à des années-lumière du Soudan (10) et du Sénégal (8). Les Éperviers dominent souvent, mais ne concluent pas. C’est un défaut récurrent qui, face à la Mauritanie, a coûté cher.

Face au Sénégal, leader en puissance, le 25 mars, le Togo jouera sa survie. « La qualité de l’adversaire sera une motivation, » assure Nibombé Daré. Il promet une analyse des erreurs et une équipe prête à se battre. Une victoire à Dakar, improbable mais vitale, pourrait raviver l’espoir. Sinon, le Mondial 2026 s’éloignera un peu plus pour des Éperviers toujours fragiles.

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