Xavier Barret : « La Côte d’Ivoire dispose d’un réservoir très intéressant »

Solide, sûre de sa force et tactiquement au-dessus, la Côte d’Ivoire a livré une prestation qui n’a laissé aucune place au doute face au Burkina Faso. Consultant sur France 24, Xavier Barret a livré une analyse sans détour d’un match à sens unique, mettant en lumière la supériorité ivoirienne, les choix tactiques opposés et la gestion efficace d’un groupe profondément renouvelé.

D’entrée, le constat est sans appel. « Franchement, il n’y pas eu match », tranche Xavier Barret. Une affirmation forte qui résume l’écart observé sur le terrain. Selon le consultant, cette domination trouve sa source dans la confiance affichée par la Côte d’Ivoire, qui a abordé la rencontre sans calcul, fidèle à ses principes de jeu.

Les Éléphants ont ainsi évolué dans un 4-3-3 résolument offensif, malgré quelques ajustements dans le onze de départ. « La Côte d’Ivoire était sûre de sa force, au point où elle a joué avec une équipe qui change un peu mais qui reste toujours dans un système très offensif », souligne Barret. Un choix assumé, reflet d’une équipe qui sait où elle va et qui impose son tempo sans se renier.

À l’opposé, le Burkina Faso a semblé prisonnier de l’enjeu. La prudence excessive a fini par se retourner contre les Étalons. « Le Burkina Faso a eu peur », analyse le consultant, pointant un dispositif trop défensif. En renforçant sa ligne arrière avec une charnière à trois, incluant un joueur n’ayant pas encore disputé la compétition, Brama Traoré a cherché avant tout à contenir l’adversaire. Une option qui a rapidement montré ses limites.

Privés d’audace et constamment acculés, les Burkinabè ont subi les assauts ivoiriens. « Du coup, ils ont complètement subi, ils ont été débordés », poursuit Xavier Barret. Incapables de ressortir proprement le ballon ou d’installer leur jeu, ils ont laissé le contrôle total de la rencontre à une Côte d’Ivoire sereine et bien organisée.

Au-delà du match, cette victoire s’inscrit dans un projet plus large. Le consultant insiste sur le travail de fond réalisé par le staff ivoirien. « Cette victoire est celle du sélectionneur Emerse Faé et de son adjoint Guy Demel qui ont rajeuni ce groupe. Plus de la moitié de la sélection a été renouvelée », rappelle-t-il. Un pari audacieux, mais visiblement maîtrisé, qui permet à la sélection de conjuguer fraîcheur, intensité et ambition.

La force de la Côte d’Ivoire réside dans la richesse de son vivier. « La Côte d’Ivoire dispose d’un réservoir très intéressant, qui est bien géré par Emerse Faé », conclut Barret. Une profondeur d’effectif qui offre des options crédibles à tous les postes et renforce la compétitivité interne, élément clé dans les grandes compétitions.

Face à un Burkina Faso trop limité, la Côte d’Ivoire a livré un message clair : avec des idées affirmées, une jeunesse bien encadrée et une identité de jeu assumée, elle avance avec autorité. Une démonstration de maîtrise qui confirme son statut et rappelle que, dans ce genre de rendez-vous, la confiance et la cohérence tactique font souvent toute la différence.

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