Walid Regragui met en garde ses Lions face à la Tanzanie

À la veille des 8es de finale contre la Tanzanie ce dimanche à 16h GMT, Walid Regragui a sonné la mobilisation générale. Le sélectionneur des Lions de l’Atlas refuse catégoriquement tout excès de confiance et martèle un message clair : l’humilité sera la clé pour éviter un nouveau fiasco.

Une nouvelle compétition commence

« On arrive en 8es de finale, c’est une nouvelle compétition. On n’a pas le choix, si on veut continuer, on doit gagner ce match. On connaît bien la Tanzanie et on va jouer avec toute l’humilité et le respect qu’on doit à cette équipe. Ce sera dur, comme toujours », a déclaré Regragui en conférence de presse ce samedi.

Le Maroc, pays hôte et grand favori du tournoi, n’a remporté qu’une seule rencontre à élimination directe depuis 2004 (contre le Malawi en 2021). Un bilan qui pousse le coach à la vigilance maximale face à une Tanzanie qualifiée comme meilleur troisième, sans victoire en poules mais capable de surprises.

« La CAN de l’humilité », selon Walid Regragui

Regragui a insisté lourdement sur ce mot : humilité. « Comment éviter le piège de la Tanzanie ? Depuis le début de la compétition, je dis pour nous et les joueurs : c’est la CAN de l’humilité. Tout le monde nous donne favoris, tout le monde dit que si on ne gagne pas la CAN, c’est un échec. Si on ne la gagne pas facilement, c’est un échec. »

Il a poursuivi : « Moi, mon travail, avec le staff et le vestiaire, c’est de garder les pieds sur terre et de se rappeler pourquoi le Maroc n’a pas gagné la CAN depuis 50 ans. On ne l’a pas fait, car à un moment donné, on a manqué d’humilité à des moments de la compétition. Ça va se jouer sur ça. »

Le sélectionneur reconnaît les progrès tanzaniens : « On va respecter cette équipe de Tanzanie qui s’est qualifiée et qui grandit dans son football. Ils ont deux gros clubs, des joueurs locaux très bons et rien que pour ça, ça ne sera pas facile. Il n’y a pas d’équipes faciles. »

Saïss en renfort : le mental avant tout

Romain Saïss, présent aux côtés de son coach, a abondé dans le même sens. « Dans le passé, on a eu certains déboires parce qu’on a peut-être manqué d’humilité. On se faisait éliminer par des équipes qui étaient censées être inférieures à nous. On se faisait surprendre et on a eu désillusion sur désillusion. »

Le capitaine ajoute : « Le plus important, c’est nous et les ingrédients qu’on va mettre pour aller au bout. Il faut avoir le même état d’esprit devant chaque adversaire. Le mental et la discipline feront la différence. La qualité footballistique, on l’a. Si on est prêts mentalement à se sacrifier, on sait jouer au foot, c’est indéniable. »

Pour les jeunes joueurs, parfois à leur première CAN à domicile, les cadres insistent sur la gestion du stress et de la pression. Le message est clair : pas de sous-estimation, pas de relâchement. Le Maroc veut exorciser ses vieux démons et lancer enfin sa compétition.

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