Romain Saïss favorable au passage à une édition tous les quatre ans
Alors que la Confédération Africaine de Football a décidé de caler la Coupe d’Afrique des Nations sur un rythme quadriennal à partir de 2028, le débat fait rage entre défenseurs de la tradition et partisans du changement. Pour le capitaine de l’équipe marocaine, Romain Saïss, cette évolution pourrait lever un frein majeur dans la carrière de nombreux talents africains, souvent pénalisés par la réticence des clubs européens. Tout en avouant une pointe de nostalgie pour la formule biennale, le joueur d’Al-Sadd estime que cette réforme donnera une nouvelle valeur à la compétition et renforcera la place des footballeurs africains sur la scène mondiale.
Une décision qui bouscule les habitudes
À la veille du coup d’envoi de la CAN 2025, la Confédération Africaine de Football a tranché. À partir de 2028, la compétition reine du continent se tiendra désormais tous les quatre ans et non plus tous les deux. Une révolution dans le calendrier africain, qui suscite autant d’enthousiasme que de critiques. Si certains dénoncent une perte de rythme et de tradition, l’instance met en avant les bénéfices pour les joueurs, souvent pris en étau entre leur sélection et les exigences de leurs clubs européens en pleine saison.
Interrogé en conférence de presse, Romain Saïss, pilier de la défense marocaine et actuel joueur d’Al-Sadd, a affiché son soutien à la réforme. Pour lui, ce changement pourrait ouvrir de nouvelles perspectives aux footballeurs africains sur le marché des transferts.“D’un point de vue individuel, pour les joueurs, je pense que ça peut être quelque chose de bien vis-à-vis des clubs. On sait que, pour certains, ça a souvent été un frein dans leur carrière. Là, ça laisse un peu plus de temps, ça permettra peut-être de voir encore plus de joueurs africains dans les grands clubs et que les clubs arrêteront de trouver l’excuse de la Coupe d’Afrique”, a-t-il expliqué.
Entre modernité et nostalgie
Mais derrière ce soutien, Saïss n’a pas caché une certaine mélancolie. Habitué depuis ses débuts à une CAN biennale, l’ancien joueur d’Angers reconnaît que l’événement perdra une part de sa magie : “Ça va faire un changement, on est habitué à la CAN tous les deux ans. Après, c’est une fête qu’on aime bien, à chaque fois c’est un moment de convivialité, avec toujours une bonne atmosphère dans les stades ou autour. Ça, ça va manquer aussi. Mais je pense que pour le foot et pour les joueurs, c’est quelque chose qui sera bien et ça va amener une valeur supplémentaire à la CAN.” Au-delà des considérations sportives, cette décision illustre la volonté de la CAF d’aligner la CAN sur le modèle des grandes compétitions internationales, comme l’Euro ou la Coupe du monde.