Quatre stratèges africains aux commandes pour un sacre continental

L’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 restera dans les annales. Pour la première fois de l’histoire de la compétition, les quatre demi-finalistes sont tous dirigés par des entraîneurs africains. Quatre nations, quatre tacticiens issus du continent et une certitude : le prochain vainqueur de la CAN sera un enfant de l’Afrique. Ce moment illustre une tendance lourde et irréversible. Les entraîneurs africains ne sont plus de simples acteurs secondaires, ils sont désormais les architectes du futur football continental, les stratèges qui redessinent ses contours et imposent leur vision.

Un héritage construit pas à pas

Cette évolution s’inscrit dans une logique patiemment construite au fil des dernières éditions. Djamel Belmadi avait ouvert la voie en menant l’Algérie au sacre en 2019. Deux ans plus tard, Aliou Cissé offrait au Sénégal sa première couronne continentale. En 2023, Émerse Fae conduisait la Côte d’Ivoire vers un sacre inattendu mais magistral, confirmant que la connaissance locale et l’intelligence tactique africaine pouvaient rivaliser avec les plus grands. Aujourd’hui, quatre tacticiens portent ce flambeau et ont l’opportunité de prolonger cet héritage et de confirmer la suprématie des entraîneurs africains sur la scène continentale.

Les quatre stratèges africains en demi-finales

Walid Regragui (Maroc) : ancien défenseur international, il s’est imposé comme l’un des entraîneurs les plus modernes du continent. Révélé par son parcours héroïque avec le Maroc en Coupe du Monde 2022, il incarne une approche pragmatique, disciplinée et tournée vers l’efficacité collective.

Hossam Hassan (Égypte) : véritable légende du football africain, figure emblématique des Pharaons, il apporte une aura charismatique et une expérience unique. Sa passion débordante et son tempérament de compétiteur forgent une équipe combative. Hassan incarne le lien entre l’héritage glorieux de l’Égypte et ses ambitions actuelles.

Pape Thiaw (Sénégal) : ancien attaquant, il représente la continuité du projet sénégalais initié par Aliou Cissé. Il mise sur la proximité avec ses joueurs et une approche humaine, tout en valorisant la puissance physique et la créativité offensive du Sénégal.

Éric Chelle (Mali, sélectionneur du Nigeria) : Franco-Malien, il incarne l’ouverture et la diversité des influences africaines. Sa trajectoire lui permet d’apporter une vision hybride, mêlant rigueur européenne et sensibilité africaine. À la tête du Nigéria, il a su redonner confiance à une équipe parfois instable en misant sur la discipline et la cohésion.

Les chiffres derrière l’histoire

Sur les 24 équipes engagées à la CAN 2025, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains. Parmi elles, 11 ont franchi la phase de groupes. Ces données révèlent la cohésion et la discipline que ces entraîneurs apportent à leurs équipes. Parmi eux, Hossam Hassan pourrait entrer dans une dimension mythique s’il conduit l’Égypte au sacre. Il rejoindra un cercle d’exception des africains qui ont réussi l’exploit de remporter la CAN à la fois comme joueur et comme entraîneur. À l’aube des demi-finales, les entraîneurs africains tiennent désormais les rênes du football continental. Quel que soit le vainqueur, ce triomphe sera bien plus qu’une victoire nationale. Il constituera un hommage vibrant à une tradition remarquable des tacticiens locaux qui, continuent de définir l’excellence du football africain.

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