Les Guépards au rendez-vous de l’exploit face aux Pharaons
Le Bénin s’avance vers un moment de vérité dans la compétition continentale. Qualifiés pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, les Guépards défient l’Égypte, géant du continent et maître des joutes à élimination directe. Ce duel ne se limite pas à une simple confrontation sportive puisqu’il incarne l’espoir d’un peuple, la volonté de briser les barrières du passé et de s’affirmer parmi les grandes nations du continent. Entre incertitudes physiques, souvenirs historiques et promesses de récompenses, ce choc s’annonce comme une bataille où l’ambition béninoise se mesure à l’expérience pharaonique.
Agadir, théâtre des ambitions béninoises
Ce rendez-vous avec l’exploit est fixé au stade Adrar d’Agadir, ce lundi 5 janvier 2026. Le coup d’envoi sera donné à 17h au Maroc, au Bénin et à 18h en Égypte. Dans cette magnifique enceinte qui a déjà abrité quelques belles confrontations de cette compétition, les Guépards tenteront de faire vaciller un géant. Pour eux, ce huitième de finale est une opportunité de marquer l’histoire, de réaliser l’exploit et de montrer que le football béninois peut rivaliser avec les plus grands.
Les Guépards entre incertitudes et espoirs
Le camp béninois n’aborde pas ce rendez-vous dans la sérénité totale. Steve Mounié, capitaine et attaquant, reste incertain après un nouvel épisode fébrile. Son absence serait un coup dur pour l’attaque, tant son rôle de leader est essentiel. David Kiki, latéral gauche, souffre d’une blessure au mollet et pourrait manquer de figurer sur la feuille de match, quoi que cette absence ne soit alarmante. Mais une bonne nouvelle vient rassurer les supporters : Sessi D’Almeida, touché aux ischio-jambiers contre le Botswana, est rétabli. Sa présence au milieu est un renfort précieux pour l’équilibre de l’équipe et une source d’énergie indispensable face aux Pharaons.
Pierre Atcho, arbitre et porte-bonheur
La Confédération Africaine de Football a désigné le Gabonais Pierre Atcho pour diriger la rencontre. Un nom qui résonne positivement chez les supporters béninois car lors des éliminatoires du Mondial 2026, c’est lui qui avait dirigé la victoire historique contre le Nigeria. Les Guépards espèrent que ce signe du destin leur portera chance, même si le contexte d’un huitième de finale face à l’Égypte est d’un tout autre niveau.
Seize ans après, l’heure de revanche
La dernière confrontation entre les deux sélections remonte à 2010, avec une victoire égyptienne 2 buts à 0 en phase de groupes. Seize ans plus tard, le Bénin revient avec l’ambition de réécrire l’histoire. Certes, le fossé est immense en termes de palmarès et d’expérience, mais les Guépards peuvent s’appuyer sur leur victoire contre le Botswana en poules, sur le souvenir de l’exploit contre le Maroc en 2019 et sur une ferveur nationale qui croit en l’impossible.
Pour galvaniser ses joueurs, le président de la Fédération, Mathurin De Chacus, a promis une prime exceptionnelle de 300 000 euros en cas de qualification, soit environ 200 millions de francs CFA. Une incitation financière qui s’ajoute à l’orgueil national et à l’envie de surprendre, comme la RDC l’avait fait face aux Pharaons il y a deux ans. Cette promesse traduit la volonté des dirigeants de pousser les Guépards à dépasser leurs limites et à croire en leur destin.