L’Afrique de l’Ouest en duel à Marrakech pour un billet en quarts

Le Grand Stade de Marrakech s’apprête à vibrer au rythme d’un derby incandescent, ce mardi soir. Côte d’Ivoire – Burkina Faso, huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, est un affrontement où l’histoire, la fierté et l’avenir se croisent. Un choc ouest-africain où chaque duel peut faire basculer le destin d’une nation.

Défier le champion avec audace

Le Burkina Faso n’a pas l’intention de se cacher dans un affrontement. Brama Traoré, sélectionneur des Étalons, a posé le ton dès la conférence de presse : « Nous savons que nous allons jouer contre les champions d’Afrique. Il faut bien se préparer. » Pour lui, affronter la Côte d’Ivoire n’est pas une montagne infranchissable mais une étape incontournable pour ceux qui rêvent de soulever le trophée. « Je ne crois pas que le match arrive trop tôt, parce que toutes les équipes, à ce stade, peuvent rivaliser », a-t-il ajouté, insistant sur le timing d’une rencontre de cette envergure.

Arsène Kouassi, latéral burkinabè, incarne d’ailleurs cette confiance tranquille : « L’état d’esprit est le même que d’habitude. On sait que la Côte d’Ivoire est une grande nation. Mais nous aussi, nous sommes préparés. Nous avons les joueurs capables de rivaliser. » Il a ensuite décidé de conclure avec une assurance qui résonne comme un défi : « Il n’y a pas de place pour le doute. Nous allons jouer ce match à fond. »

Les Éléphants : avancer avec sérénité et unité

Championne en titre, la Côte d’Ivoire aborde ce choc avec la sérénité de son statut. Emerse Faé, son sélectionneur, refuse de se laisser enfermer par le poids des statistiques et du passé : « Une fois que le match commence, il n’y a plus d’ascendant psychologique, plus de statistiques, plus de passé. Seul le terrain fera la différence. » Dans un derby, tout compte, la tactique, le physique, la technique mais aussi la capacité à rester fidèle à son jeu. « Il ne faut pas que l’enjeu prenne le pas sur le jeu », a insisté Faé.

Jean-Philippe Krasso, attaquant ivoirien, quant à lui, met en avant la force du collectif : « On est tous concentrés sur un seul objectif : gagner ce match. Ce n’est pas à 11 ou 15 joueurs qu’on gagne une CAN, mais avec tout un groupe. » Confiant mais lucide, il ajoute : « Si on arrive à trouver le bon équilibre, avec de l’efficacité et de la solidarité, on peut avoir de grandes ambitions. »

Marrakech, terre de vérité

Les Étalons veulent briser le plafond de verre et s’offrir une victoire de prestige. Les Éléphants, quant à eux, veulent confirmer leur statut et poursuivre leur marche vers un doublé historique. Dans les tribunes, les couleurs se mélangeront, les chants s’entrecroiseront et l’air vibrera de tension. Sur la pelouse, l’intensité promet d’être totale. Une nation poursuivra son rêve marocain, l’autre verra son parcours s’arrêter brutalement.

 

Laissez un commentaire