Chaos à Lubumbashi, le derby Mazembe-Lupo interrompu
Le stade de Kamalondo a été le théâtre de scènes de désolation ce dimanche 8 mars 2026. Ce qui devait être la grande fête du football congolais entre le TP Mazembe et le FC Saint-Éloi Lupopo a tourné au fiasco. La rencontre, comptant pour le groupe A de la Ligue nationale de football (LINAFOOT), n’a jamais pu aller à son terme après une mi-temps marquée par de violents débordements.
Tensions palpables dès l’échauffement
Les prémices de l’orage étaient visibles bien avant le coup d’envoi. Vingt minutes avant le début de la rencontre, des supporters des deux camps ont envahi l’aire de jeu, obligeant la police et les services de sécurité à intervenir une première fois. Malgré ce climat délétère, le match a débuté à 15h05 dans une ambiance électrique et hachée, se soldant par un score nul et vierge (0-0) à la pause.
Gaz lacrymogènes et évacuation des arbitres
La situation a définitivement basculé au retour des vestiaires, lorsqu’un nouvel envahissement de terrain massif a rendu la reprise du jeu impossible. Face à l’agressivité croissante de la foule, les forces de l’ordre ont dû exfiltrer le trio arbitral en urgence. La pelouse s’est alors transformée en un véritable champ de bataille où des chaises arrachées et divers projectiles pleuvaient depuis les tribunes. Pour tenter de disperser les manifestants, la police a fait usage de gaz lacrymogènes, laissant derrière elle des dégâts matériels importants au sein de l’enceinte de Kamalondo.
La LINAFOOT face à ses responsabilités
Ce rendez-vous manqué ternit une nouvelle fois l’image du football congolais et pose la question cruciale de la sécurité lors des grandes affiches. La commission de discipline de la LINAFOOT est désormais attendue au tournant pour statuer sur ce match. Plusieurs sanctions sont envisageables :
- Match perdu par forfait pour l’un ou l’autre des clubs.
- Lourdes amendes financières.
- Suspension du stade ou matchs à huis clos.
Alors que le football en RDC cherche à se professionnaliser, les incidents de ce dimanche 8 mars rappellent la fragilité de l’organisation des derbies à Lubumbashi.