De Rabat à Porto, la polémique des serviettes franchit l’Atlantique
On croyait l’affaire enterrée avec la finale de la CAN 2025 et les sanctions qui s’y afférent. Mais voilà que, trois semaines plus tard, le fantôme de la serviette refait surface en plein cœur du football européen. Ce lundi soir, lors du Classico entre le FC Porto et le Sporting CP, un détail en apparence anodin a suffi à rallumer les braises de la polémique : la disparition des serviettes du gardien Rui Silva.
Rui Silva, seul face à la pluie
Le portier du Sporting a dû affronter plusieurs minutes sous une pluie battante sans ses serviettes habituelles, placées près de sa cage pour essuyer ses gants et son visage. Elles auraient été retirées de façon subtile par des ramasseurs de balle, compliquant la tâche du gardien visiteur. Un geste minuscule, mais lourd de conséquences dans un match où chaque détail compte dans des conditions climatiques compliquées.
La tension est montée d’un cran dans les dernières minutes. Alors que Porto menait grâce à la recrue ivoirienne Seko Fofana, certains ballons ont mystérieusement disparu, ralentissant la reprise rapide du jeu et accentuant la frustration des Lions. L’égalisation arrachée à la 100ème minute n’a pas suffi à calmer les esprits. Après le coup de sifflet final, les visiteurs ont découvert un vestiaire réglé sur une climatisation maximale, sans possibilité de modification. Un inconfort supplémentaire qui a nourri les soupçons d’intimidation.
Quand les détails deviennent des armes invisibles
Difficile de ne pas penser à la finale de la CAN 2025, où le Marocain Ismaël Saibari avait tenté à plusieurs reprises d’intercepter une serviette destinée au gardien sénégalais Édouard Mendy. L’épisode, devenu viral, avait été qualifié de catastrophique et ce geste avait cristallisé les tensions.
Ces incidents révèlent une vérité dérangeante qu’est celle du football qui ne se joue pas uniquement sur la pelouse. Les serviettes, les ballons, la température d’un vestiaire, autant de détails qui, manipulés, deviennent des armes psychologiques. Non sanctionnées officiellement, ces pratiques alimentent les polémiques et renforcent la dramaturgie des grands matchs. Elles rappellent que la manipulation fait partie intégrante du jeu, même si elle reste dans l’ombre des projecteurs.
Du Maroc au Portugal, le symbole est le même. Un simple morceau de linge peut devenir le centre d’un affrontement, un catalyseur de tension et un objet de superstition. Celà reste la preuve que certaines histoires dépassent les frontières et s’installent durablement dans l’imaginaire collectif du football.