La CAN 2025 au cœur d’une mascarade, un discrédit planétaire qui ternit l’image du football africain

Le 17 mars 2026, la Confédération africaine de football a lancé une décision inédite qui secoue le football africain. À deux mois de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, où le Sénégal a triomphé face au Maroc 1-0 après prolongation, le verdict est tombé : la CAF retire le titre aux Lions de la Teranga et le décerne aux Lions de l’Atlas sur tapis vert, avec une victoire 3-0. Le motif invoqué ? L’article 84 du règlement, après un départ temporaire des Sénégalais du terrain en protestation contre un penalty accordé aux Marocains. Une victoire sur le terrain, un forfait administratif sur papier. Une décision qui bouscule non seulement les bases du football africain, mais aussi sa crédibilité à l’échelle internationale.

Réaction sénégalaise immédiate

Les réactions au Sénégal ont été immédiates et fermes. Des joueurs comme Moussa Niakhaté, Pathé Ciss ou Pape Demba Diop ont brandi leurs médailles sur les réseaux sociaux, dénonçant cette décision comme une injustice flagrante. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a parlé d’une « décision inique », tandis que le gouvernement a exigé une enquête internationale sur l’affaire.

Mais c’est à l’étranger que le scandale a pris une ampleur dévastatrice. De nombreuses figures emblématiques du football européen ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme un coup porté au football africain. Patrice Evra, ancien international français né à Dakar, n’a pas mâché ses mots : « La CAN a perdu toute sa crédibilité ». Il fustige une décision qu’il qualifie de honte et de scandale absolu. Pour l’ex-défenseur de Manchester United, il s’agissait d’un affront à l’intégrité sportive. « C’est une farce internationale. Le Sénégal a gagné, tout le monde l’a vu. C’est une décision inacceptable. »

La voix de Wayne Rooney

De l’autre côté de la Manche, Wayne Rooney, légende du football anglais et ancien capitaine de l’équipe d’Angleterre, a également exprimé son incompréhension. Dans une interview après un match de Ligue des champions, il a déclaré : «It’s crazy. If I were a Moroccan player, I wouldn’t accept it. Senegal beat them fair and square. » (« C’est fou. Si j’étais joueur marocain, je ne l’accepterais pas. Le Sénégal les a battus à la régulière. »). Le football africain se doit de respecter les règles élémentaires du mérite sportif.

Claude Le Roy indigné

Claude Le Roy, figure légendaire du football français et ancien sélectionneur du Sénégal, n’a pas manqué de rejoindre les critiques. Sur La Chaîne L’Équipe, il a qualifié la décision de « grand-guignolesque » et de « magouilles ». Selon lui, cette décision met en lumière l’impunité dont bénéficie le Maroc, et risque de tourner en ridicule tout le continent. « Cette décision va faire rire toute la planète football », a-t-il ajouté.

Une crise de crédibilité et une image ternie

Les réactions à cette décision ne se sont pas limitées aux anciennes gloires du football. La presse internationale, notamment britannique (The Guardian, BBC), espagnole et américaine, a qualifié l’incident de scandale historique et a parlé de crise de crédibilité pour le football africain. Alors que le Maroc se positionne comme le futur organisateur de la CAN et candidat pour accueillir la Coupe du Monde 2030, cet événement ternit l’image du football africain aux yeux du monde. Le football africain, censé incarner la passion, la compétence et le fair-play, est désormais perçu comme un sport chaotique, manipulé par des intérêts politiques et trop souvent miné par des décisions arbitraires.

En attendant que le Sénégal dépose un recours devant le TAS, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de diviser. Sur le terrain, le trophée est toujours à Dakar, mais son éclat est terni par une décision qui semble faire passer l’administration avant le sport. Le scandale a déjà fait le tour du monde, et les millions de supporters africains, qui ont suivi la compétition avec passion, voient leur enthousiasme transformé en amertume.

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