Le bilan des huitièmes de finale
Les huitièmes de finale de la CAN 2025 se sont achevés ce mardi 6 janvier 2026, dessinant un tableau final composé uniquement de cadors africains. Entre démonstrations de force, suspense insoutenable et confirmations tactiques, ce tour a tenu ses promesses de spectacle. Au total, 20 buts ont été marqués, dont plusieurs en prolongations, soulignant la compétitivité accrue de cette édition. Les qualifiés – Sénégal, Mali, Maroc, Cameroun, Égypte, Nigeria, Algérie et Côte d’Ivoire – s’apprêtent désormais à disputer des quarts de finale explosifs. Ce bilan revient sur les moments forts, les performances individuelles et collectives, ainsi que les scandales qui ont marqué cette phase.
Les victoires convaincantes des favoris
Le Sénégal, champion en titre, a ouvert le bal le 3 janvier face au Soudan avec une victoire 3-1. Menés d’entrée par un but précoce d’Aamir Abdallah (6e minute), les Lions de la Teranga ont rapidement réagi grâce à un doublé de Papa Gueye (29e et 45+3e) et un but de Mbaye (77e). Cette remontée démontre la maturité d’une équipe habituée aux grands enjeux, même si le début de match a révélé des failles défensives.
Le même jour, le Mali a arraché sa qualification aux tirs au but contre la Tunisie (1-1, 3-2 tab). Un but tardif de Chaouat (88e) pour les Aigles de Carthage a été annulé par l’égalisation de Sinayoko (90+6e). Les Maliens, solides en séance de penalties, avancent malgré une prestation offensive parfois limitée.
Le Nigeria, quant à lui, a livré une performance collective impressionnante le 5 janvier contre le Mozambique (4-0). Ademola Lookman, en feu depuis le début du tournoi, a ouvert le score (20e), suivi d’un doublé de Victor Osimhen (25e et 47e) et d’un but d’Akor Adams (70e). Ce succès net illustre un collectif bien en marche, où la fluidité offensive et la solidité défensive se complètent parfaitement, faisant des Super Eagles l’une des équipes les plus en forme de la compétition.
Enfin, la Côte d’Ivoire, tenante du titre, a clôturé les huitièmes le 6 janvier avec une démonstration 3-0 face au Burkina Faso. Amad Diallo (20e), Yan Diomandé (32e) et Bazoumana Touré (87e) ont brillé, confirmant la montée en puissance des Éléphants.
Les matchs à suspense et en prolongations
Plusieurs rencontres ont nécessité des prolongations, ajoutant du drame à cette phase.
L’Égypte a souffert face au Bénin le 5 janvier (3-1 ap). Marwan Attia a ouvert le score (69e), mais Jodel Dossou a égalisé (83e). En prolongation, Yasser Ibrahim (97e) a redonné l’avantage aux Pharaons, et Mohamed Salah a anéanti les espoirs béninois d’un but décisif (120+4e).
L’Algérie a également dû attendre les prolongations pour éliminer la RD Congo (1-0 ap) le 7 janvier. Dans un match verrouillé, Adil Boulbina a surgi à la 119e minute pour offrir la victoire aux Fennecs. Cette qualification tardive met en lumière la patience et la résilience algérienne face à des Léopards combatifs mais inefficaces.
Le 4 janvier, le Cameroun a battu l’Afrique du Sud 2-1 dans un thriller. Tchamadeu (34e) et Kofane (47e) ont donné l’avantage aux Lions Indomptables, avant que Magkopa ne réduise l’écart (88e). Trop tard pour les Bafana Bafana, qui quittent le tournoi la tête haute.
Les controverses arbitrales qui ont fait débat
Cette phase n’a pas été exempte de scandales, avec plusieurs décisions arbitrales contestées qui ont alimenté les discussions sur les réseaux sociaux et dans les médias. La plus notable s’est produite lors du match Maroc-Tanzanie (1-0) le 4 janvier.
Brahim Díaz a marqué l’unique but (64e), mais en fin de rencontre, un contact entre Adam Masina et Iddy Nado dans la surface marocaine a semé le trouble. Pour beaucoup d’observateurs, c’était un penalty évident en faveur des Tanzaniens. Pourtant, l’arbitre central Boubou Traoré n’a pas bronché et n’a même pas consulté la VAR pour vérifier, provoquant l’ire du coach tanzanien Miguel Gamondi. “C’est une honte pour le football africain”, a-t-il déclaré en conférence de presse, appelant à une enquête de la CAF.