Aubameyang et Nsue intègrent un cercle très fermé
La phase de groupes de la CAN 2025 au Maroc s’est achevée mercredi 31 décembre 2025, mais deux vétérans ont marqué les esprits en inscrivant leur nom dans les annales du tournoi. Pierre-Emerick Aubameyang et Emilio Nsue, tous deux âgés de plus de 36 ans, sont devenus parmi les buteurs les plus âgés de l’histoire de la compétition. Un exploit qui prouve que l’expérience reste une arme redoutable sur la scène africaine.
Aubameyang deuxième, Nsue dans le top élite
Pierre-Emerick Aubameyang (36 ans et 6 mois) a inscrit un but typique de renard des surfaces en toute fin de première mi-temps lors de la défaite 3-2 du Gabon contre le Mozambique. Malgré l’élimination précoce des Panthères, l’ancien Joueur Africain de l’Année a décroché la deuxième place du classement historique des buteurs les plus âgés en CAN.
Emilio Nsue (36 ans et 3 mois) a, lui aussi, marqué lors de la défaite 3-1 de la Guinée Équatoriale face à l’Algérie. Ce but, même dans une rencontre perdue, lui offre une place dans ce cercle très restreint et clôt sa campagne sur une note personnelle positive.
Le classement des plus vieux buteurs
Le record absolu reste détenu par la légende égyptienne Hossam Hassan, qui avait trouvé le chemin des filets à 39 ans et 5 mois lors des quarts de finale de la CAN 2006 contre la RD Congo. Ce tournoi avait d’ailleurs vu l’Égypte remporter le titre. Aujourd’hui, Hassan est le sélectionneur des Pharaons présents au Maroc.
Juste derrière lui désormais :
– Pierre-Emerick Aubameyang (36 ans, 6 mois)
– Kalusha Bwalya (Zambie), qui détenait auparavant la deuxième place avec son penalty lors d’un 2-2 contre le Sénégal à la CAN 2000
– Emilio Nsue (36 ans, 3 mois)
L’expérience défie la jeunesse
Dans une compétition où les jeunes talents explosent, Aubameyang et Nsue ont rappelé l’importance du sang-froid, de l’intelligence tactique et du sens du placement. Leurs buts, marqués dans des contextes différents et malgré l’élimination de leurs équipes, illustrent parfaitement la valeur de la longévité en football africain.
Ces deux joueurs, habitués à disputer plusieurs éditions de la CAN au fil de leur carrière, rejoignent ainsi un club très fermé. Leur contribution restera gravée, non seulement pour l’impact immédiat, mais surtout pour la trace qu’ils laissent dans l’histoire du tournoi.
Alors que les regards se tournent vers les phases finales, cette CAN 2025 nous aura déjà offert une belle leçon : sur le continent africain, l’expérience reste une force qui peut rivaliser avec la fougue de la jeunesse.