Des débutantes à un match de la finale, l’épopée inattendue des Scorchers
Il y a des histoires qui dépassent le simple résultat sportif. Celle du Malawi à la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026 en fait indéniablement partie. Pour sa toute première participation, la modeste nation d’Afrique australe a écrit l’un des plus grands scénarios de l’histoire du tournoi, jusqu’à décrocher une qualification historique pour la Coupe du monde 2027 et se retrouve désormais à un match de la finale.
La claque inaugurale
Le 28 juillet à Rabat, personne n’imaginait un tel scénario face au Nigeria, décuple champion d’Afrique et tenant du titre. Portées par les sœurs Chawinga, les Scorchers ont renversé une rencontre fermée en seconde période : Temwa Chawinga a ouvert le score à la 73e minute, avant que sa sœur aînée Tabitha ne double la mise. Le Nigeria a réduit l’écart en fin de match, sans empêcher la défaite : 3-2, et une première historique face à un pays débutant en 28 ans de tournoi.
Le talent d’une famille, la revanche d’un pays
La Fédération malawite avait pourtant renoncé à engager son équipe en 2024 faute de moyens, et était restée absente entre 2014 et 2018. Pendant ce temps, Tabitha et Temwa Chawinga s’imposaient comme deux des meilleures attaquantes du monde, la cadette brillant en NWSL avec le Kansas City Current. Leur talent, longtemps privé de vitrine continentale, a fini par trouver son terrain d’expression : victoire 3-1 contre l’Égypte, puis qualification pour les quarts malgré une défaite contre la Zambie, grâce à la différence de buts.
Face au Ghana, menées dès la 7e minute, les Malawites ont égalisé presque aussitôt par Temwa Chawinga, avant que Rose Kadzere n’inscrive le but qualificatif à la 79e minute. Score final : 2-1, une place en demi-finale, et surtout un billet historique pour la Coupe du monde 2027 au Brésil.
Rendez-vous ce soir face à l’Algérie
C’est aujourd’hui, mercredi 12 août, que le Malawi tente de prolonger son rêve. Les Scorchers affrontent l’Algérie au Stade olympique de Rabat, à 18h00, pour une place en finale. Les Algériennes, éliminatrices de la Côte d’Ivoire, abordent ce choc avec prudence face à une attaque malawite qui a déjà planté neuf buts en quatre matchs.
Au-delà du résultat, cette histoire illustre la capacité de nations longtemps reléguées au second plan à rivaliser dès qu’un vivier de talents rencontre enfin une volonté institutionnelle de l’accompagner. Une victoire ce soir propulserait le Malawi vers une finale inimaginable il y a quelques semaines.