Les ressources redistribuées par la FIFA ne sont pas une faveur.

Elles font partie de la mission de la FIFA envers ses 211 associations membres, donc une obligation.

La FIFA n’existerait pas sans ses 211 fédérations membres. Ce sont elles qui lui donnent sa légitimité et qui génèrent les compétitions et les revenus sur lesquels elle repose. Il est donc normal que ces richesses soient redistribuées à l’ensemble des 211 fédérations. Ce n’est ni un cadeau, ni un acte de générosité.

Il est temps que les dirigeants des 54 fédérations africaines arrêtent de se comporter en mendiant.

La CAF ne devrait pas se laisser prendre en otage sous prétexte de programmes de développement. Les fédérations ne sont pas au service de la FIFA. C’est la FIFA qui est au service de ses membres.

Avec 54 voix, l’Afrique dispose d’un poids politique considérable, qui peut faire basculer les plus grandes décisions du football mondial. Encore faut-il que ses dirigeants en prennent pleinement conscience.

Le football est le sport le plus populaire du continent. Plus d’un milliard d’Africains le suivent avec passion. La CAF ne devrait pas avoir à dépendre de soutiens extérieurs pour assurer son développement. Elle devrait être capable de monétiser son propre football et de bâtir un modèle économique à la hauteur de son immense potentiel.

Le problème n’est pas le manque de ressources. Le problème est le manque de vision, de stratégie et d’exigence. Trop souvent, le copinage l’emporte sur la compétence, l’amateurisme sur le professionnalisme, et la facilité sur l’innovation. Pendant que d’autres construisent une véritable industrie du football, les fédérations africaines continuent d’attendre les programmes de la FIFA.

Il est temps de changer de mentalité. Il est temps de défendre les intérêts du football africain avec ambition, compétence et courage.

Et si certains dirigeants ne sont pas en mesure de relever ce défi, qu’ils aient l’humilité de céder leur place à ceux qui le peuvent. Le Sénégal en est une illustration. En quelques mois, une fédération considérée comme un modèle africain est passée des titres et des succès sportifs à des querelles internes étalées sur la place publique.

C’est la preuve qu’un excellent projet ne suffit pas. Sans une gouvernance solide, compétente et visionnaire, même les plus grandes réussites peuvent être fragilisées.

On dit ça… on ne dit rien.

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