la réaction de Samuel Eto’o sur l’arbitrage du match contre le Maroc
La défaite du Cameroun en quart de finale contre le Maroc (0-2) ce vendredi 9 janvier 2026 au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat a laissé un goût amer. Mais c’est surtout l’arbitrage du Mauritanien Dahane Beida qui a suscité la polémique : un penalty non sifflé sur Bryan Mbeumo avant le deuxième but marocain a cristallisé les frustrations. Pourtant, dans le vestiaire, Samuel Eto’o a choisi la retenue.
Un discours mesuré dans la défaite
Le président de la FECAFOOT, connu pour son franc-parler et ses colères légendaires, s’est adressé à ses joueurs et au staff avec calme et dignité. « Je veux vous dire d’être fiers de vous-mêmes, de ce que vous avez fait pendant cette compétition. Il faut être fier ! » a-t-il lancé.
Il a reconnu que « beaucoup de choses se sont passées » sur la pelouse, sans pour autant accuser directement. « Il y a beaucoup d’émotions, beaucoup de choses se sont passées mais on reste dignes comme des Camerounais, ne faisons pas de déclarations fracassantes. On reste dignes comme des Camerounais les garçons », a-t-il insisté.
Une attitude surprenante pour celui qui réclame souvent plus de rigueur et de professionnalisme dans l’arbitrage africain. Certains observateurs se demandent si son échange avec Patrice Motsepe, président de la CAF, dans les tribunes officielles, n’a pas tempéré ses ardeurs habituelles.
Un arbitrage qui fait débat
De l’autre côté, la copie de Dahane Beida a été sévèrement critiquée. Le penalty oublié avant le break de Saibari (après une main ou un contact dans la surface ?) est devenu le symbole d’une prestation jugée partiale par de nombreux observateurs. Le Maroc, pays hôte, a dominé tactiquement et physiquement : Brahim Díaz a ouvert le score sur corner (26e), avant que Saibari ne double la mise sur coup franc (74e). Une qualification méritée sur le terrain, mais entachée de soupçons.
Malgré tout, Eto’o a préféré valoriser le parcours : un groupe de la mort traversé, l’Afrique du Sud battue en 8es, et un état d’esprit intact. Les Lions Indomptables, sous la houlette de David Pagou, ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleurs. La dignité prônée par Samuel Eto’o sera désormais leur boussole pour la suite. Le football africain a parfois besoin de ces discours apaisants après les tempêtes.