Le Grand Stade de Marrakech, théâtre d’un dernier frisson avant sa métamorphose

Samedi prochain, le Grand Stade de Marrakech sera le théâtre d’un affrontement de prestige : l’Algérie face au Nigéria, deux nations qui incarnent la puissance et l’histoire du football africain. Le coup d’envoi est fixé à 17 heures locales, soit 16 heures GMT, et l’enceinte marrakchie promet de vibrer une dernière fois au rythme des chants, des couleurs et des émotions de la CAN 2025. Pour les supporters, ce rendez-vous est une véritable célébration, une apothéose avant que le stade ne se mette en retrait pour préparer son avenir.

Une fermeture stratégique

À l’issue de ce choc, les portes du Grand Stade se refermeront pour laisser place aux engins de chantier. Le Maroc a choisi de transformer cette enceinte en profondeur afin de répondre aux exigences du Mondial 2030, co-organisé avec l’Espagne et le Portugal. La piste d’athlétisme sera supprimée, les tribunes rapprochées du terrain, et la capacité portée de 41 000 à 46 000 places. Ce choix architectural vise à créer une atmosphère plus intime, plus électrique, où chaque cri, chaque souffle et chaque vibration se ressentira au plus près du jeu.

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un premier réaménagement réalisé entre 2024 et juin 2025. À l’époque, le stade avait été rénové pour accueillir la CAN à domicile : une pelouse réfectionnée, des sièges élargis pour plus de confort et un restaurant panoramique de 180 places avaient été inaugurés. Ces aménagements avaient déjà marqué une montée en gamme, offrant aux spectateurs une expérience qui dépassait le simple cadre sportif.

Le Maroc, vitrine d’un football en expansion

Le chantier de Marrakech n’est qu’une pièce d’un puzzle plus vaste. Le royaume a proposé six stades pour le Mondial 2030, chacun pensé comme une vitrine de modernité et d’ambition. À Casablanca, le Grand Stade Hassan II, encore en construction, est pressenti pour accueillir la finale, en concurrence avec le mythique Santiago Bernabéu de Madrid. À Rabat, le Stade Prince Moulay Abdellah a été remis à neuf. Tanger, Fès et Agadir verront leurs enceintes à l’honneur, tandis que Marrakech se prépare à entrer dans une nouvelle dimension.

À travers ces investissements colossaux, le Maroc confirme sa volonté de s’imposer comme une terre incontournable du football. Le Grand Stade de Marrakech devient ainsi le symbole d’un lieu qui, après avoir vibré pour la CAN, s’apprête à se transformer en une scène planétaire. Sa rénovation ne signifie pas un effacement, mais une renaissance. En 2030, lorsque les projecteurs du monde entier se braqueront sur lui, il portera en lui l’héritage de la CAN 2025 et la promesse d’un avenir où le Maroc sera au centre de la carte du football mondial.

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