Lions Indomptables et Bafana Bafana dans un duel aux sensations historiques à Rabat

Ce dimanche soir, à 20h00 au stade Al Medina de Rabat, l’Afrique du Sud et le Cameroun s’affrontent pour une place en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. Une affiche rare, presque inattendue à ce stade de la compétition, mais chargée de signes historiques. Ces deux géants du continent se connaissent sans vraiment s’être souvent croisés.

Un souvenir fondateur

L’histoire commune des deux sélections à la CAN se résume à un seul match, celui de l’ouverture de l’édition 1996. Ce soir-là, l’Afrique du Sud, pays organisateur, avait frappé un grand coup en dominant le Cameroun par un écart de 3 buts, lançant une épopée qui la mènera jusqu’à son sacre continental. Depuis, les confrontations se sont faites rares, mais les chiffres penchent légèrement du côté sud-africain : trois victoires en neuf rencontres, contre une seule pour le Cameroun. Les Lions Imdoptables n’ont plus battu les Bafana Bafana depuis juillet 1992.

Broos, entre souvenirs et présent

Ce quart de finale porte aussi une résonance particulière sur le banc de touche sud-africain. Hugo Broos, aujourd’hui sélectionneur des Bafana Bafana, fut l’architecte du cinquième sacre camerounais en 2017. « Quand on gagne une CAN avec un pays, il reste toujours une petite place dans le cœur », confie-t-il. Mais ce soir, pas de place pour la nostalgie puisque Broos veut écrire une nouvelle page, cette fois avec l’Afrique du Sud.

À ses côtés, Helman Mkhalele, son adjoint, incarne lui aussi cette histoire croisée. En 1996, il avait foulé la pelouse lors du fameux match d’ouverture contre le Cameroun avec le maillot de l’Afrique du Sud et a gratté environ une trentaine de minutes.

Deux ambitions, une seule issue

Le contexte est clair dans match à élimination directe, où chaque détail peut peser lourd. L’Afrique du Sud avance avec l’ambition de dépasser ses récentes campagnes continentales. Le Cameroun, quintuple champion d’Afrique, poursuit son chemin avec un groupe en reconstruction mais animé par une fierté intacte. « Ce sera très compliqué mais comme je l’ai dit à mes joueurs, être ici est déjà une fierté », insiste David Pagou, le sélectionneur camerounais, conscient de la cohésion sud-africaine.

Les trois dernières confrontations se sont toutes soldées par des nuls. À Rabat, l’équilibre pourrait encore se prolonger mais finira par basculer dans un camp. Dans les vestiaires, les voix traduisent l’état d’esprit des deux camps. Côté sud-africain, Teboho Mokoena insiste sur la nécessité de « faire mieux que lors de la dernière CAN », n’oubliant pas la difficulté du défi mais animé par l’impatience d’y être.

En face, Samuel Kotto souligne la fierté de représenter son pays et décrit un groupe « comme une famille », soudé par le travail et le soutien mutuel. Autant de déclarations qui donnent la mesure de l’intensité émotionnelle de ce huitième de finale, où ambition et fierté nationale s’entrelacent avant un affrontement décisif.

 

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