Retrouvailles sous haute tension entre Aigles maliens et tunisiens
Ce soir au Stade Mohammed V de Casablanca, le Mali et la Tunisie se retrouvent pour un huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 qui sent la poudre. C’est un duel entre deux équipes qui cherchent désespérément un second souffle après une phase de poules assez laborieuse. Le Mali arrive ici sans avoir gagné le moindre match, enchaînant trois nuls consécutifs dans le Groupe A, tandis que la Tunisie a arraché sa qualification malgré une défaite face au Nigeria et un nul poussif contre la Tanzanie. On sent que les deux sélections ne sont pas encore à leur plein potentiel, ce qui rend cette confrontation à élimination directe d’autant plus imprévisible.
Le souvenir du chaos de 2021
Le coup d’envoi est prévu pour 19H GMT, et l’ambiance promet d’être électrique, car l’histoire récente entre ces deux nations est marquée par l’un des plus grands moments d’incompréhension du football africain. Tout le monde se souvient de leur match lors de la CAN 2021, où l’arbitre zambien Janny Sikazwe avait perdu la notion du temps. Il avait d’abord sifflé la fin de la rencontre à la 85e minute, avant de se raviser sous la pression, pour finalement arrêter définitivement le jeu à la 89e minute et 45 secondes, sans accorder le moindre temps additionnel. La Tunisie, qui perdait 1-0, était entrée dans une colère noire, et le match s’était terminé dans un chaos total, les joueurs refusant même de revenir sur la pelouse trente minutes plus tard pour disputer les quelques secondes manquantes.
Les forces en présence pour débloquer le match
Pour ce soir, les regards seront tournés vers des hommes capables de faire basculer ce “match de la peur”. Côté malien, Lassine Sinayoko est l’atout offensif numéro un, lui qui a déjà trouvé le chemin des filets à deux reprises durant le tournoi. Sa puissance et son réalisme seront cruciaux face à une défense tunisienne qui a montré des signes de fébrilité. Pour les Aigles de Carthage, Elias Achouri porte beaucoup d’espoirs sur ses épaules, tout comme le talentueux Hannibal Mejbri au milieu de terrain, dont la vision de jeu devra servir à débloquer une rencontre que l’on imagine très fermée.