Retour sur l’unique sacre de la Zambie

Le football africain et mondial se souvient encore du triomphe historique de la Zambie en Coupe d’Afrique des Nations 2012. Cette victoire reste unique dans l’histoire du pays, qui n’a remporté qu’une seule fois la compétition en 34 éditions. La Zambie sera d’ailleurs à la CAN 2025, qui se tiendra au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, et évoluera dans le groupe A avec le pays hôte, le Comores et le Mali.

Le parcours vers le sacre

Dès le premier match, la Zambie a montré sa détermination en battant le Sénégal (2-1), avant de s’imposer contre la Guinée équatoriale (1-0) et de faire un match nul face à la Libye. Les quarts et demi-finales ont été franchis avec succès contre le Soudan (3-0) et le Ghana (1-0). La finale contre la Côte d’Ivoire restera gravée dans les mémoires : après huit tirs au but, c’est l’emblématique défenseur Stoppilla Sunzu qui a offert le titre, tandis que Gervinho a manqué sa tentative, consacrant la Zambie sur le toit du continent.

Un collectif soudé et expérimenté

Le secret de la victoire des Chipolopolo réside d’abord dans la stabilité de l’effectif. Treize joueurs présents en 2008 et seize en 2010 ont permis de construire une équipe mature et expérimentée. Les Zambiens ont tiré les leçons de leurs éliminations précédentes, au Ghana et en Angola, et ont consolidé une mentalité de conquérant. Ce collectif soudé, capable de combiner discipline et audace, a constitué la base sur laquelle l’équipe a pu bâtir son parcours victorieux.

Hervé Renard, un technicien respecté

L’autre facteur déterminant a été la présence de l’entraîneur français Hervé Renard, ancien adjoint de Claude Le Roy au Ghana. Son retour en novembre 2011 a permis de redonner confiance au groupe. Il a su imposer rigueur, discipline et stratégie tout en respectant le style de jeu naturel des Chipolopolo. Avec le soutien de la Fédération zambienne et de son président Kalusha Bwalya, il a créé un environnement propice au succès, où chaque joueur comprenait son rôle et la nécessité de performer collectivement.

Une force morale puisée dans l’histoire

L’équipe a également été portée par un héritage émotionnel puissant. Le crash aérien de 1993, qui avait coûté la vie à dix-huit joueurs de la sélection, a marqué toute une génération. Les joueurs de 2012 ont été profondément motivés par cet événement, se recueillant sur la plage de Libreville avant le tournoi et sentant qu’ils jouaient pour honorer la mémoire de leurs prédécesseurs. Cette dimension symbolique a renforcé leur cohésion et leur détermination, leur donnant la force d’affronter toutes les situations du tournoi, notamment la séance des tirs au but en finale.

La CAN 2012 est bien plus qu’un simple trophée pour la Zambie : elle symbolise la résilience, la cohésion et l’excellence collective. Ce sacre unique reste un modèle d’inspiration pour les générations futures, et la sélection nationale se présentera à la CAN 2025 au Maroc avec l’ambition de retrouver les sommets et de renouveler cette légende africaine.

Laissez un commentaire