Boycott, primes impayées… Que se passe-t-il avec les Super Eagles ?

À moins de 24 heures du barrage décisif pour la Coupe du Monde contre le Gabon, les Super Eagles ont été frappés de plein fouet par une crise. Cette situation a plongé le football nigérian dans l’incertitude totale.

Mardi 11 novembre 2025, les hommes d’Éric Chelle avaient refusé de s’entraîner en raison de différends persistants avec la Fédération nigériane de Football (NFF) sur des primes impayées. Plusieurs médias locaux informent que malgré les interventions des hauts responsables de la National Sports Commission et du président de la NFF, les joueurs restent fermes : pas de retour sur le terrain tant que leurs exigences ne sont pas satisfaites.

Une situation qui inquiète supporters et observateurs

Ce blocage a suscité l’inquiétude générale. Les Super Eagles, triples champions d’Afrique, doivent absolument s’imposer face aux Panthères du Gabon, une équipe qui a manqué de peu la qualification directe derrière la Côte d’Ivoire, tenante du titre.

Dans la foulée, le capitaine William Troost-Ekong a publié un message clair sur les réseaux : les joueurs informeront eux-mêmes dès qu’une solution sera trouvée.

« Dès qu’une solution sera trouvée, nous vous en informerons immédiatement. Toute autre déclaration, affirmation ou demande, autre que celle mentionnée ci-dessous, est fausse. Notre seul objectif est de nous concentrer sur les matchs importants à venir. », avait-il écrit, en citant le journaliste Oluwashina Okeleji.

Reprise de l’entraînement : un dénouement positif

Mercredi 12 novembre 2025, le soulagement pointe au camp des Super Eagles. Après des heures de réunions tendues, l’équipe a accepté de reprendre l’entraînement à 17 heures locales. Des sources internes confirment : « Ils ont accepté de s’entraîner ce soir. Les joueurs ont clairement exprimé leur point de vue, mais ils connaissent aussi l’importance de ce match. L’objectif maintenant est de remporter le billet pour la Coupe du monde. »

Ce matin-là, les joueurs étaient restés dans leurs chambres d’hôtel au lieu de monter dans le bus pour la séance prévue. William Troost-Ekong, Alex Iwobi et Wilfred Ndidi ont joué un rôle clé pour apaiser les tensions et recentrer le groupe sur l’essentiel.

Le capitaine a récemment tweeté : « Problème résolu. Les paiements en suspens ont été effectués. L’équipe est unie et plus que jamais déterminée à représenter le Nigeria au maximum lors des prochains matchs !»

Ce type de différend n’est pas nouveau. Au fil des années, les Super Eagles ont souvent été confrontés à des bras de fer avec la NFF sur des primes et indemnités non réglées.

Le Gabon serein malgré le chaos adverse

De son côté, la sélection gabonaise reste concentrée. L’entraîneur Thierry Mouyouma reconnaît le statut de favori du Nigéria, mais affiche une grande confiance. « Nous savons que le Nigéria, une grande nation africaine, est favori, et notre statut d’outsider nous convient parfaitement », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Le Nigéria subira davantage de pression, ce qui est logique. Si nous respectons cette équipe pour tout ce qu’elle représente, nous n’avons aucune crainte. Nous connaissons la valeur de son effectif, le danger que représentent Victor Osimhen et Ademola Lookman. »

Mouyouma insiste sur l’enjeu : « Pour participer à la Coupe du Monde, il faudra battre les Super Eagles, puis la RD Congo ou le Cameroun, et une ou deux équipes en mars. Le chemin est encore long. » Le Gabon est emmené par Pierre-Emerick Aubameyang auteur de belles performances lors des récents matchs.

Les Super Eagles se concentrent désormais pleinement sur leur match de jeudi soir au Stade Moulay Hassan à Rabat. Le Nigéria, favori sur le papier grâce à son palmarès et son classement FIFA, doit transformer cette crise en motivation pour décrocher son ticket mondial.

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